CHÂTEAUGUAY – «Chaque année, on doit faire une vente : une vente d’idées pour recueillir des sous et des forces humaines», a dit Gérard Bruchesi, co-fondateur de l’organisme Les toits d’Émile, qui lançait mardi dernier sa campagne de financement annuelle.

Pour renouveler son bassin de sympathisants, l’organisme qui œuvre en santé mentale demande chaque année à une personne différente de présider sa campagne.

Guylaine Mercier, directrice des ventes du Journal Le Soleil, a cette année accepté de jouer ce rôle : « Personne n’est à l’abri de la maladie mentale. Je crois que nous devons être conscients qu’il est possible qu’un jour, un de nos proches ait besoin des services des toits d’Émile. Je suis donc très heureuse de pouvoir aider à faire tomber les préjugés. »

Le cinquième souper-bénéfice, qui est l’événement principal de la campagne, aura lieu le mercredi 21 août prochain, au Club de golf Belle Vue. Depuis 4 ans, près de 200 personnes participent à cette soirée. L’an passé, 34 000 $ ont été amassés. Cette année, l’objectif visé est de 50 000 $. Les billets seront prochainement en vente au coût de 125 $ et les commerçants peuvent déjà acheter une commandite au coût de 1 000 $.

Prix national en santé mentale

Le 16 octobre 2012, l’organisme L’Abri en Ville a été honoré à Ottawa. À l’occasion de leur 5e anniversaire, les représentants de la Commission de la santé mentale du Canada ont remis à l’organisme montréalais le prix national en santé mentale dans la catégorie « Accroissement de la capacité des services en santé mentale dans la communauté ».

Le projet d’offrir de l’hébergement en cohabitation et du soutien à des personnes atteintes d’un problème en santé mentale a été reconnu à titre de « Pouvoir réparateur de la communauté ». Cette reconnaissance s’applique aussi aux trois autres organismes du réseau : Les toits d’Émile, à Châteauguay, Our Harbour, à Longueuil et Ancoura, à Ottawa.

M. Bruchesi et Mme Denise Drouin, présidente du conseil d’administration, ont donc fait le déplacement à Ottawa pour représenter l’organisme châteauguois. « Nous sommes devenus un modèle à proposer à travers le Canada. Notre formule est peu dispendieuse pour l’État : chaque tête que nous hébergeons doit coûter entre 5 000 $ et 10 000 $. Si vous savez combien peut coûter un lit à l’hôpital Anna-Laberge ou Louis-H. Lafontaine, pour hébergement en santé mentale, je pense que nous devrions être un modèle à reproduire davantage dans la communauté et dans le Canada tout entier », affirme M. Bruchesi.

http://www.cybersoleil.com/2013/04/23/financer-le-combat-contre-les-prejuges